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Architecture du paysage aux USA

Interlude de noël

dans architecture

Ma vie ne se réduit pas à ce qui s’affiche sur mon écran (quoi que parfois je m’interroge…). J’aime marcher en forêt comme en ville (j’aime l’urbain…) ou circuler dans des espaces “paysagés” dès que j’en ai le loisir… Et en France, cela ne manque pas d’autant qu’il se trouve à Versailles comme à Bordeaux une École nationale supérieure du paysage qui forme des professionnels.

Outre-atlantique, les architectes du paysage ne manquent pas de travail et œuvrent sur des projets vastes… Quelques sites à visiter pour s’aérer les neurones

Aux USA, chaque année, l’ASLA (Association américaine des architectes-paysagistes)visible ici décerne ses récompenses pour les plus beaux projets, aux USA, certes, mais ailleurs comme en Chine et au Japon. Certains projets sont à l’échelle d’une ville dans la mesure où il s’agit de retravailler les rives d’un fleuve, etc.

À partir de cette page, vous pourrez admirer quelques images des projets primés cette année. Aussi, cliquez sur ces dernières et prenez le temps de regarder. Le J. Paul Getty Center avec sa terrasse de cactus, le Westlake Corporate Campus où l’on se dit que cela doit être chouette de bosser…

Si les trois premiers awards sont impressionnants, ne vous arrêtez pas en si bon chemin et butinez les plus modestes…

Pour finir, je vous engage à poursuivre également cette balade sur les sites des professionnels qui ont été distingués… Toujours instructif de voir comment ces gens se présentent.

Bref, de quoi trouver de la matière pour renouveler nos fonds d’écran !

NB : pour ceux qui sont sur Paris, je vous engage à visiter les jardins Albert Kahn… On parle toujours des photos de la mémoire du monde (la fondation est au même endroit) mais il ne faut pas oublier le superbe jardin japonais…

le 27/12/2003 à 09:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

ToboClic

Indispensable pour l'éveil de vos gamins

dans autislande | voir

Tous les mois, un CD-Rom astucieux et instructif pour les enfants 4 à 7 ans, voire plus ! Dans la série “témoignage parental”, j’ai abonné ma fille à ToboClic il y a plus d’un an… Non seulement la qualité des articles et animations va en progression mais même les plus grands sont intéressés… !

Milan jeunesse publie (plus exactement “grave”) chaque mois un CD-Rom à destination des 4/7 ans et vendu par abonnement, Tobo Clic. Ma fille de 6 ans se repasse souvent les CD-Roms dont elle dispose sur son vieux iMac et son grand frère ne dédaigne pas venir les “tester” à son tour.

Les thèmes proposés par les rédacteurs sont bien choisis et variés et sortent souvent de l’ordinaire. Je prends comme exemple une des dernières livraisons, celle d’octobre 2003 (n° 31) consacré à l’eau. Le cycle de l’eau potable (adduction) est entièrement décrit et bourré d’animations ludiques, très bien réalisées tout en restant sobres. Les méfaits de la pollution sont abordés par une série d’exemples que l’enfant comprend sans difficulté et tout le cycle d’épuration traité de manière efficace. À la fois technique, ludique et didactique dans la mesure où tous les métiers autour de l’eau potable, du château d’eau au robinet puis de son “nettoyage” après coup sont abordés…

L’ensemble est consolidé par un excellent discours écologique auquel les enfants sont sensibles. D’ailleurs, ce serait pas mal que leurs parents prennent en compte certaines des mises en garde à ce propos, mais ceci est une autre histoire…

Hormis le dossier du mois, le CD-Rom est plein de jeux, d’énigmes, de réponses à des questions diverses, sans oublier des histoires loufoques, des comptines et même un petit labo de langue. L’enfant retrouve à chaque numéro (ou galette) la même bande de personnages animés déjantés (Zéphir, Zaza, Bizou, Zoreil, Bétiz et Souriz) et fort sympathiques.

La partie “son” est particulièrement bien traitée : les acteurs qui interprètent les personnages articulent, les voix ne sont pas vulgaires ou faussement enfantines, les accompagnements musicaux bien faits…

De fait, il y a une véritable équipe de rédacteurs, illustrateurs, scénaristes, graphistes et programmeurs qui font un superbe boulot. Le tout monté sous Director.

milan presse : toute l’info est disponible à la rubrique ToboClic… À noter que vous pouvez commander les anciens CD-Roms au prix unitaire de 9 € ici-même !

NB, de taille : si ces CD-Rom fonctionnent sous Mac Classic et PC, à noter que les nouvelles livraisons tournent sous OSX ! NB 2 : il est dommage que le son soit réglé un peu trop fort au démarrage.

le 26/12/2003 à 09:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Lendemain de Noël numérique

Chronique ordinaire

dans groummphh

Le traîneau est passé, le Père Noël vous a gâté (…à moins que ce ne soit la Mère Noël, celle-ci on l’oublie toujours et pourtant, qui fait les paquets, charge la hotte, hein ?!) : vous voici avec la dernière version de Tuba Super+ 128 (où un autre), celui qui prend des photos, sert de lampe torche, de téléphone, de radio, de balise “argos” et même d’allume cigare… Et accessoirement de carnet d’adresses !

Mais parfois, le progrès est juste dans le discours marketing…

  • Eh ! Maurice, t’as pas l’adresse courriel de Gaston ? Je ne l’ai plus en tête…

  • JC, tu me connais, je suis un mec superorganisé. Le temps de booter mon nouveau Tuba Super+ 128…Je l’ai acheté à Londres la semaine dernière pour remplacer mon vieux Tuba Vsb que j’avais plié en Auvergne… Attends, je te donne ça dans deux secondes

  • Laisse tomber Maurice, je vais la retrouver dans mon carnet.

  • Attends. Il a presque fini de charger l’OS. Ouais ! Il rame un peu ; pourtant, j’ai pris la carte Flash de 128 méga en option…

Petit silence…

  • Je me souviens. Je l’avais écrit en vert… Sur une page de gauche… Vers novembre…

  • J’y suis presque ! La base de données vient de démarrer. Je saisis le prénom… G, A, S, T, O, N et…

  • Maurice ! C’était le 23 novembre, le jour de l’anniversaire de mon fils, je l’ai retrouvé.

  • T’es sûr ? Moi, j’ai quatre Gaston dans mes relations. Je regarde les fiches et je te file son mail.

  • Merci Maurice. Je l’ai, et j’ai même le code de sa porte et l’étage.

Maurice fait un peu la gueule, son Tuba Super+ 128 n’a pas pédalé assez vite. Sacré Maurice ! Je l’envie ! Il a toujours le dernier outil à la mode glissé dans sa poche. Et que je te consulte les cours du Nasdaq à coup de fonction WAP intégrée (eh oui, c’est une habitude qu’il a prise pendant la bulle internet, à l’époque où il m’affirmait qu’il allait bientôt cesser de bosser…), la superbase de données des copains, le plan des rues de Paris, etc.
Sans oublier les photos, taille écran, de ses copines ou du dernier anniversaire entre pôtes…

Je me demande bien ce que j’ai à garder encore ce tas hétéroclite de pages, ce magma feuillu prisonnier d’une couverture de cuir aussi fatiguée que moi. Certaines sont grises de noms, de ratures, de numéros dans tous les sens. Beaucoup de ces feuillets sont devenus quasi transparents à force de les peloter, les notes floues. Je ne parle pas du crayon noir, compagnon rarement taillé qui m’oblige parfois à graver une information. Et l’élastique ? Celui qui ferme ce calepin ventru, truffé de cartes de visite, de post’it, de tickets de métro. Quand je le retire, c’est une photo de ma fille qui surgit de cet amas désordonné. Bon point, l’odeur est un poil acide, agréable. Mon odeur en résumé, quoi…

Alors ? Dépassé ? Archaïque ? Est-ce ma façon de résister ? Oui, peut-être, mais à quoi ?! Qu’est-ce qui m’empêche de flanquer le tout à la poubelle ? Tuba Super+ 128, comme ses concurrents, possède un petit clavier confortable qui pivote, un écran couleur hyperfin et bien contrasté. Il a une mémoire d’éléphant capable d’avaler mille fois mes gribouillis, une autonomie fabuleuse. Sa carrosserie hyperlégère est assez solide pour l’empêcher de finir en compression de César quand même je l’oublierai dans ma poche arrière !

Alors, qu’est-ce qui m’arrête ?

Ne plus écrire ? Mais ce serait une bénédiction ! Je passe parfois cinq minutes à me relire et, quand à mon écriture, cela ne s’améliore pas avec l’âge. Ma calligraphie trahit mon humeur, mes émotions surtout quand la buée envahit mes varilux de course. Ne plus entendre le léger crissement du crayon sur la feuille, ne plus respirer l’odeur de l’encre de mon stylo ? Quoi que, en passant, la plume en plastique du machin japonais qui me sert ce matin à écrire se déforme tant et plus… Sans effluves à la clé !

C’est un peu de tout ça. Mais aussi une façon de me prouver que je suis bien vivant. Avec mon calepin, je n’annule rien, je ne gomme rien, je ne supprime rien… je biffe ! Mieux, je pourrai lire demain — si je le veux, si je le peux ! — ce que j’ai rayé aujourd’hui. Je conserve assez de traces, assez d’indices pour revivre ce que j’ai ressenti à cet instant. Et sur ce point, le Tuba Super+ 128 est carrément trop binaire. Allez, j’attendrai encore la version MLXIII qui sera dispo à Noël prochain. Ou la suivante.

Première version de cette chronique publiée sur 01net en septembre 2000

Edit 2017 : Depuis, j’ai mon Tuba Super+ 128 est un iPhone 7 plus, je ne vais pas insister…

le 25/12/2003 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #